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Janvier 2008 : Immobilier, la baisse prévue n'a pas eu lieu
- L'édito : Association des Tilleuls - Créteil
- L'actu du mois : Entrée en vigueur de la loi DALO
- Le dossier du mois : 2007, l'accalmie n'a pas eu lieu
- Focus : Le Logement : Une nouvelle source d'inégalité
- Infos conso - logement
Edito : Association des locataires LES TILLEULS - CRETEIL
Association, vous avez dit association…
De nombreuses associations se créent chaque jour dans notre pays : pourquoi, pour qui …?
Il nous semble que ces deux questions fondamentales doivent rester des éléments moteurs et servir de base de réflexion permanente avant toute décision.
Nous le savons, il y a peu de technique dans la gestion d’une association de locataires.
De l’intérieur : la perception et la vision des choses varient d’un membre à l’autre ; nous devons simplement en prendre conscience et c’est à travers les échanges au sein de l’association que nous pouvons néanmoins avancer ensemble.
Nous avons pu côtoyer des personnes qui pensaient être les dépositaires de tout, posséder la pensée unique, détenir la vérité ou tout simplement avoir l’impression d’être plus important « se constituer une notoriété » que d’autres en faisant partie d’une association.
Nous refusons ce genre de fonctionnement…
L‘humilité n’a jamais retiré la détermination nécessaire des personnes constituant ce genre de structure.
Association doit nous rappeler également que nous devons Associer les locataires à la démarche, tout en les incitant à se prendre en charge.
De l’extérieur : il faut l’avouer, depuis la création de notre Association nous avons entendu beaucoup de choses de la part de certains locataires ou de notre bailleur et devons être prêts à tout entendre…
Ces propos peuvent quelques fois ébranler nos convictions, nous mettre en colère en nous faisant réagir et parfois même rebondir positivement.
La motivation profonde et personnelle du premier jour ne doit pas nous faire oublier que cette activité peut être considérée comme une mission, avec toute la sérénité, l’objectivité, la sincérité, et la relativité dont il faut faire preuve constamment, malgré un engagement total…
De l’extérieur : il faut l’avouer, depuis la création de notre Association nous avons entendu beaucoup de choses de la part de certains locataires ou de notre bailleur et devons être prêts à tout entendre…
Ces propos peuvent quelques fois ébranler nos convictions, nous mettre en colère en nous faisant réagir et parfois même rebondir positivement.
La motivation profonde et personnelle du premier jour ne doit pas nous faire oublier que cette activité peut être considérée comme une mission, avec toute la sérénité, l’objectivité, la sincérité, et la relativité dont il faut faire preuve constamment, malgré un engagement total…
Christian DAVIAU
L’actu du Mois
Entrée en Vigueur de la Loi DALO
La loi DALO est entré en vigueur le 1er janvier. Cette loi, mise en place après la forte médiatisation de la cause des sans-abris l’hiver dernier, permet à six catégories de personnes mal-logées dites «prioritaires» de remplir une demande d’hébergement ou de logement auprès de la préfecture.
Dans ce texte, l’Etat garantit un logement décent et indépendant «à toute personne qui, résidant sur le territoire français de façon régulière et dans des conditions de permanence définies par décret en Conseil d’Etat, n’est pas en mesure d’y accéder par ses propres moyens ou de s’y maintenir».
Cela représente environ 600.000 personnes, alors que les associations estiment à 60.000 le nombre de logements à disposition.
Les demandeurs doivent entre autres fournir un numéro d'enregistrement de demande de logement social. Les formulaires pour obtenir un logement ou un hébergement seront étudiés par des commissions de médiation départementales.
Les demandeurs recevront un accusé de réception de leur dossier dans les six mois suivant son dépôt. Si aucune solution de relogement n’est formulée, les candidats pourront déposer à partir du 1er décembre 2008 un recours contentieux devant le tribunal administratif.
Accès à tous les mal-logés en 2012
Il faudra pourtant attendre 2012 pour que tous les mal-logés puissent bénéficier de la loi Dalo, qui distingue pour l’instant six catégories pouvant remplir un dossier :
~ Les personnes sans logement
~ Celles menacées d’expulsion sans relogement
~ Les personnes hébergées temporairement
~ Les personnes logées dans des locaux impropres à l’habitation
~ Les ménages avec un enfant ou une personne à charge présentant un handicap
~ Les ménages avec des enfants mineurs ne disposant pas d’un logement décent ou assez grand.
Dès le 1er janvier 2012, toute personne ayant déposé un dossier sans obtenir de réponse «après un délai d'attente anormalement long» pourra également saisir la justice pour faire valoir son droit au logement opposable.
Le Dossier du Mois
A Paris et en banlieue, l’accalmie n’a pas eu lieu...
Les annonces de retournement imminent du marché de l’immobilier se sont succédé en 2007. Les chiffres des notaires tendent à montrer qu’il s’agissait plutôt d’invocations.
Une danse de la pluie qui n’a pas eu les effets escomptés, notamment dans la région parisienne : les notaires enregistrent encore une hausse des prix de 3,4% au troisième trimestre 2007 pour Paris, de 2,3% pour la petite couronne et de 1,5% pour la grande couronne.
Sur un an glissant, d’octobre 2006 à octobre 2007, la hausse est de 8,7% pour la capitale intra-muros, de 6,2% pour la banlieue proche et de 4,7% pour les communes plus éloignées. Selon les notaires, la fin de l’année n’a pas démenti ces niveaux de hausse : 2007 devrait afficher une hausse d’environ 9% à Paris, avec un prix moyen au m2 qui dépasse pour la première fois le seuil des 6 000 euros.
Bien que tardifs, les chiffres des notaires restent les plus attendus car ils décrivent la réalité du marché, tant au niveau du prix que du nombre des transactions. Pour la région parisienne, ils confirment dans les grandes lignes les conclusions d’autres professionnels de l’immobilier : une hausse qui reste soutenue, bien qu’en repli par rapport aux années précédentes, et un marché tonique mais qui mérite désormais d’être étudié au microscope, tant les évolutions varient selon les biens, leurs emplacements, et la clientèle concernée.
Dans le 16ème : jusqu'à 36 000 euros le mètre carré ! Avec une hausse moyenne de 9%, les prix à Paris s’éloignent des records des années précédentes. En 2004 et 2005, ils flambaient encore de près de 15% ! A présent que la fumée s’est dissipée, les contrastes sont plus nets entre les différents micromarchés de la capitale. La bonne forme du secteur dans les arrondissements chics, soutenue par la clientèle étrangère, se confirme : les 16ème, 5ème et 7ème arrondissements sont en tête des hausses avec +12%. Mais lorsqu’on peut s’offrir, comme cet acheteur étranger, un 5 pièces de 300 m2 dans le 16ème arrondissement, à 36 000 euros le m2, on ne s’effrayera pas de cette hausse ! Dans les autres arrondissements, notamment
les moins prestigieux, la hausse entre octobre 2006 et octobre 2007 avoisine plutôt les 8%. Le populaire 19ème arrondissement se distingue par une hausse de 10%, qui est surtout due à une forte attractivité, avec une moyenne de 4 884 euros par m2.
Petite et grande couronnes en pente douce
Le marché de la petite couronne marque également un franc ralentissement. Mais pas de baisse. Le prix moyen du m2 en appartement ancien s’élève à 3 795 euros, mais là encore les disparités sont très fortes. Parmi les villes où les prix ont le plus augmenté, on trouve Bondy (2 789€/m2), Clichy( 4 105€/m2) et Saint-Denis (2 827€/m2). Les prix dans ces trois villes ont pris plus de 10% entre octobre 2006 et octobre 2007. A l’Ouest, les prix à Neuilly gagnent près de 8% (le m2 moyen atteint presque les 7000 euros), +7,5% à Montrouge et +5,7% à Boulogne. A l’Est, Vincennes et Pantin affichent presque +8%, Montreuil +7,3%, Nogent +6,2%.
Le marché de la grande couronne retrouve également une pente douce, et les contrastes y sont encore plus forts puisque l’échelle des hausses s’étend de +2% à Elancourt ou Torcy, avec des prix au m2 avoisinant les 2500 euros pour des appartements, jusqu’à +13% à Villeparisis, et même +17% à Pontoise à environ 3 000 euros par m2. Sans surprise, les villes les plus chères sont Maison Laffitte, Le Chesnay, Versailles et Saint-Germain-en-Laye (entre 4 000 et 4 800 euros/m2). Les moins chères sont Sarcelles et Grigny, où les prix moyens n’atteignent pas encore les 2 000 euros par m2.
Ces chiffres n’intègrent pas encore les transactions du dernier trimestre. Peut-être réserveront-elles des surprises, mais les notaires ne le croient pas. «Le marché semble en voie de régulation» indiquent-ils. «Il tend à s’adapter peu ou prou aux moyens financiers des ménages». D’où cette prévision pour 2008 : « il est envisageable que l’évolution du prix des logements au cours des premiers mois de l’année s’ajuste sur celle du coût de la vie ». Une voix supplémentaire, et de taille, en faveur de l’hypothèse «atterrissage en douceur».
Focus
Le logement, nouvelle source d'inégalité selon l'Insee
Les Français sont de plus en plus inégaux face au logement, dont le poids dans leur budget varie désormais beaucoup avec leur niveau de vie, selon la dernière enquête “Budget de famille” publiée par l’INSEE. Selon cette étude, réalisée tous les cinq ans, « le logement est devenu le poste qui différencie le plus nettement les ménages en fonction de leur revenu ».
En 2006, les 20% des ménages ayant les niveaux de vie les plus faibles consacraient en moyenne 24,8% de leurs dépenses de consommation au logement, contre 10,8% pour les 20% des ménages les plus aisés, indique l’INSEE. Alors qu’en 1979, le poids du logement était pratiquement identique pour toutes les catégories sociales, représentant environ 12% du budget des Français, il est resté stable pour les ménages les plus aisés mais a fortement augmenté depuis pour les autres.
Ce creusement de l’écart s’explique notamment par le fait que les ménages les plus modestes sont plus souvent locataires : c’est le cas de 48% des 20% de Français les plus modestes. Le logement pèse par ailleurs plus lourd chez les personnes seules (23% de leur consommation) et les familles monoparentales (21%) que chez les couples avec enfants (13%).
Parallèlement, le poids de l’alimentation dans le budget des ménages n’est plus aussi discriminant que par le passé, souligne l'Insee. En 1979, il représentait 35% du budget des 20% des ménages les plus modestes et 18% de celui des plus aisés, soit un écart de 17 points. En 2006, l'écart n'était plus que de 4,3 points. "La part de l'alimentaire ne peut plus être, comme autrefois, considérée comme un bon indicateur du niveau de vie d'un ménage", en conclut l'Insee. Ce sont aujourd’hui les dépenses de loisirs et la culture, après le logement, qui reflètent le mieux les écarts de revenus. Ces dépenses représentent en effet 8% du budget des ménages les plus modestes, contre 14% du budget des plus aisés. C’est le poste communications qui a connu la croissance la plus vigoureuse. Alors que, jusqu’à la fin des années 1970, les ménages les plus aisés consacraient davantage de leur budget à ce poste que les ménages les plus modestes, la relation s’est inversée au début des années 1980, souligne l’institut.
Info - Consommation
Le taux du Livret A monte à 3,5 % au 1er février
Le taux du Livret A devait monter à 4 % le 1er février, son plus haut niveau depuis plus de 20 ans, en vertu du mécanisme de fixation automatique.
Cette hausse théorique de 4 %, contre 3 % actuellement, s'explique par l'augmentation de l'inflation et des taux d'intérêt auxquels les banques se prêtent entre elles, sous forte pression en raison de la crise des «subprimes».
Le taux du livret A est actualisé au 1er août et 1er février de chaque année. Il résulte d'une moyenne entre l'inflation hors tabac et l'Euribor 3 mois (taux interbancaire), majorée de 0,25 point. Pour le mois de décembre, le calcul fait ressortir un taux de 3,9%, arrondi à 4%, et censé s'appliquer
jusqu'au 1er août 2008.
Toutefois, «il est possible que la Banque de France fasse état de circonstances exceptionnelles à l'heure actuelle sur les marchés», a expliqué un conseiller de Christine Lagarde, confirmant des propos tenus par la ministre de l'Economie elle-même en décembre. Et c’est ce qu’il s’est passé puisque le livret A ne montera que de 3,5% au lieu de 4%.
Le niveau de rémunération du Livret A, détenu par 45 millions de Français, a des conséquences directes sur le financement du logement social. Ses encours, centralisés par la Caisse des Dépôts, permettent de financer des prêts à long terme aux organismes du logement social. Toute hausse de son taux renchérit donc le coût de leurs crédits.
| 1er Trimestre | 2ème Trimestre | 3ème Trimestre | 4ème Trimestre | |
| 2006 | 104.61 | 105.45 | 106.36 | 107.13 |
| 2007 | 107.66 (+2.92%) |
108.36 (+2.76%) |
109.01 (+2.49%) |
- |
